Quelques Chiffres :
En 2006, plus d’un million de spectateurs et de touristes ont participé à l’événement, ainsi que 10 000 journalistes de la presse écrite, 20 000 volontaires, qui font également partie de la machine logistique, et naturellement les 2 500 athlètes, plus le personnel technique et les familles Olympiques, engagés dans 177 compétitions réparties sur 8 sites.
Plus de 65 chantiers (installations sportives, infrastructures routières, Villages Olympiques et Villages des Médias) devaient être réalisés dans les huit communes accueillant les compétitions: Torino, Pinerolo et Torre Pellice pour les sports de glace, les cinq communes de la Valle di Susa et de Val Chisone pour les épreuves de ski, biathlon, bobsleigh et luge.
D’importants investissements ont été destinés à la zone alpine. 250 millions ont permis la rénovation de stations de ski, pour la réalisation d’installations d’enneigement. Le budget global se situe aux alentours de 1.900 millions d’euros, qui ont été couverts en partie par des investissements privés et publics.
Deux entités créées pour les financements :
- le TOROC = Comité d’organisation des XXe Jeux Olympiques entité de droit privé à but non lucratif instauré en 1999 par la ville et le Comité National Olympique Italien devait établir les priorités, coûts, localisations qui une fois approuvés par le gouvernement italien étaient réalisés par :
- l’AGENCE TURIN 2006 une entreprise publique créée selon la loi 285/2000 bénéficiant d’un financement assuré par l’Etat pour la réalisation des infrastructures.
Financement public ou privé ?
- le TOROC = Comité d’organisation des XXe Jeux Olympiques entité de droit privé à but non lucratif instauré en 1999 par la ville et le Comité National Olympique Italien devait établir les priorités, coûts, localisations qui une fois approuvés par le gouvernement italien étaient réalisés par :
- l’AGENCE TURIN 2006 une entreprise publique créée selon la loi 285/2000 bénéficiant d’un financement assuré par l’Etat pour la réalisation des infrastructures.
Financement public ou privé ?
Modèle mixte où l’activité du TOROC a principalement bénéficié de fonds privés et inversement la majorité des investissements pour les travaux d’infrastructures ont été publics et réalisés par l’Agence Turin.
Seuls 6% d’investissements privés pour les infrastructures soit l’équivalent de deux villages de médias et du village olympique de Sestriere. En ce qui concerne le reste des fonds, les principaux investisseurs ont été l’Etat mais aussi la région et la ville.
Les activités du TOROC ont été financées par les entreprises partenaire, les droits télévisuels, des profits provenant de la vente des billets, des droits sur les produits de licence et de la vente de services et de produits pendant et à la fin des Jeux.
Tensions entre le TOROC et l’Agence Turin à propos du financement
Cependant, des litiges entre le TOROC et le gouvernement ont eu des conséquences sur le financement. En 2003 lors du travail de préparation fut créé un cabinet où des représentants du TOROC, de l’Agence Turin, de la ville, de la province, de la Région Piémont et du CONI devaient se consulter sous la houlette du président de la Région Enzo Ghigo. L’année suivante de nouvelles tensions apparurent entre le gouvernement qui jugeait la gestion du TOROC inefficace alors que ce dernier accusait le gouvernement de ne pas respecter ses engagements financiers. Afin de résoudre cette crise le gouvernement créa un poste de superviseur des travaux.
Le déficit budgétaire du TOROC s’élevait alors à 230 millions d’euro, les entreprises locales s’engagèrent à en payer 70, et le gouvernement 160. Cependant une partie des fonds promis par le gouvernement n’a jamais été engagée, de ce fait en décembre 2005 le déficit budgétaire s’élevait à plus de 100 millions d’euro, qui sera en partie comblé grâce à l’investissement de plusieurs établissement bancaires (30 millions), à l’organisation d’une loterie nationale (20 millions), à la participation de la compagnie électrique de Turin (5 millions), le reste fut assuré par une fidéjussion de la ville de Turin offrant comme garantie les infrastructures olympiques.
Aujourd’hui, on estime le coût de l’organisation des Jeux Olympiques, c’est à dire la totalité des dépenses du TOROC a environ 1,5 milliard d’euro. Les bénéfices n'ont pas atteint cette somme puisqu'on évalue un déficit de 38 millions d’euro. En ce qui concerne la réalisation des travaux dont s’occupait l’Agence Turin 2006 le coût s’élève à 2 milliards d’euro.
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